vendredi 12 janvier 2007

Randonnée Permanente des Cols Corse


Randonnée Permanente des Cols Corses.

Label Fédéral

Organisation Georges Rossini

Du 27/05/05 au 13/06/05




La Corse, montagnes entourées d’eau, plantée en pleine méditerranée occidentale, montagnes escarpées, sauvages, arides, paysages à couper le souffle, des villages perchés, cachés pour certains dans des forêts de pins ou de châtaigniers, donnant une impression de constante découverte perpétuellement renouvelée, le paysage ne s’annonce pas, il s’impose brutalement, une côte escarpée versant ouest, plus plate versant est, des plages et criques magnifiques, souvent désertes. La côte n’est pas très bétonnée, pourvu que ça dure !



La population est attachante, fière de sa culture et de ses traditions, elle paraît rude au premier abord, mais hospitalière et affable quand on sait l’aborder. Sur la côte, le tourisme a modifié les comportements, qui sont devenus des rapports de commerçants à clients.





Les routes principales ont fait de réels progrès, pour certaines routes secondaires cela ressemble plus à des pistes qu’à des routes départementales, il faut slalomer entre les trous, les bosses et autres, toujours faire attention aux animaux qui vivent en liberté et qui se déplacent selon leur humeur. Il faut prévoir de bonnes cartes, être vigilant aux changements de direction, les panneaux indicateurs servent de cibles aux chasseurs et autres contestataires, cela fait partie du folklore local, mais ceux qui roulent la tête dans le guidon doivent prévoir des kilomètres supplémentaires. La sécurité pour nous, randonneurs, n’est pas mauvaise, surtout si nous sommes respectueux du code de bien séance, (le minimum)






Le climat est méditerranéen, chaud sur les côtes, plus frais en altitude, et agréable à compter de mai, attention la Corse est chère, voir très chère, les prix augmentent de 20% au 1er juin et doublent en juillet et août, le mois de mai est le plus abordable pour les prix, et la température y est plus suportable. Une heure de petite pluie sur 18 jours (même pas mouillé à l’arrivée !), de très grosses chaleurs, plus de 35° dans certains cols, du froid (5°) dans la descente du col de Bavella en direction de Nonza, (ciel très couvert) le contraste entre les différentes vallées peut surprendre, il faut prévoir quelques vêtements chauds.





Le dénivelé est important, 26400m pour 1500km dans le parcours type avec 154 cols. Pour les plus accros de la grimpette, un supplément de 70 cols avec 400km en plus ! Des cols muletiers pour certains.











Pour mon compte personnel, je me suis cantonné à la rando de seulement 1500km effectués en 18 jours, une moyenne de 83km / jour avec 1464m de dénivelé, étape la plus courte 52km et 649m d’ascension, la plus longue 123km, et 2265m. La découpe des étapes s’est faite sous la contrainte des hébergements, qui dans certaines régions corses se font rares sur le papier, (dans la réalité c’est autre chose ) Mais que de souvenirs ! le cap corse, une île dans l’île, Zonza (BPF), le désert des Agriates, St Florent, Ile Rousse, Calvi, les calanchesde Piana (BPF) aux couleurs changeantes suivant l’heure à laquelle ont y grimpe, Evisa et la forêt d’Aitonne, la sauvage vallée de Scala di Santa Régina, col de Verghio 1477m, Corte ! (BPF) ancienne capitale, préfecture de région, la forêt de Vizzavona avec son col à la montée sous les châtaigniers,




Le col de Scallela 1193m une montée exigeante, dure sous une chaleur écrasante, l’étape de Coti Chiavari, l’hôtel du Belvédère avec sa vue imprenable sur le golfe d‘Ajaccio, Sartène perchée à flanc de montagne, la ville corse par excellence, Bonifacio, avec son port abrité, ses falaises calcaires, (BPF) une ville qui à elle seule mérite le déplacement.







Porto Vecchio et son golfe touristique, Solenzara (6m altitude) la ville étape du départ vers le mythique col de Bavella et ses 1218m, ses aiguilles qui ce jour-là se cachent dans des nuages orageux, la descente froide vers Nonza, autre BPF, Zicavo un petit village au croisement du GR20, là je rencontre à l’étape une joyeuse bande de randonneurs pédestres, puis la vallée d’Alésani et sa route en corniche, son gîte rudimentaire, mais seul hébergement à des kilomètres à la ronde, Piedicroce le dernier BPF de ma rando, le dernier jour de mon périple, déjà ! et oui ! toutes les bonnes choses ont une fin, que des souvenirs plus merveilleux les uns que les autres, lesquels retenir ? tous ! Une rando magnifique, un parcours très sélectif, une organisation de Georges Rossini impeccable.







J’ai effectué cette rando en autonomie, le vélo plus les bagage

s (32kg) les petits développements sont indispensables, le tour de roue est le bien venu pour la répétition des grimpettes, certains cyclos rencontrés en ont fait la douloureuse expérience, (30x25 avec bagages dans Bavella ça use, on monte, mais à pied ) Les cyclos rencontrés à l’étape de Solenzara auront de quoi raconter cet hiver à leurs collègues de club.






Le départ et le retour se sont fait de Reims à Toulon via Dijon et vice versa par la SNCF, aucun problème pour le vélo, la compagnie maritime choisie fut Corsica Ferry pour être sûr de partir et de rentrer en heure et temps voulu (pas de grève).
Corsica est enfin beaucoup moins cher que la SNCM.


















Mai / Juin 2005 Randonnée des cols Corse.
Joel Greffier

mardi 26 décembre 2006

Vittel 2006 Amis du Randonneur




Vittel, assemblée générale des Amis du Randonneur

Vittel, lieu du rassemblement en vue des départ du matin.
Lieu de convivialité




Départ vers 9 heures, accompagné par une petite pluie fine qui ne nous quittera pas de la journée.
Arrêt à Chatenois, conseillé par M. Chambrot (les casquettes blanches) nous investissons une boulangerie réputée pour ces pâtés lorrain, (un régal)



Pique nique du midi a l’ancienne abbaye cistercienne de Droiteval.
Cadre bucolique avec un rayon de soleil.



Pique nique, tous les cyclos sur l’herbe, soleil pâle, retour sous la bruine.










Col des Clochettes, joli nom pour un col sur la ligne de partage des eaux, de l’eau nous en auront eu tout notre séjour.  Vittel, ville d’eau !


Chaudron de Panoramix, en vue de la préparation de la potion magique.







samedi 10 juin 2006

St Jacques de Compostelle   =  17 mai // 10 juin 2006



Pèlerinage effectué à vélo, par le chemin de Vézelay.


Carte des chemins de St Jacques de Compostelle



Créanciale, permettant de faire étape dans les albergues.



Certificat attestant que le pèlerinage s'est fait dans les règles


Parcours du "Camino Françés"


Je pars de Reims le 17 mai au petit matin, une photo de la cathédrale, puis direction Vézelay par le chemin des écoliers afin de passer par tous les BPF du parcours. La météo de Reims à Vézelay ne fut pas clémente, pluie, froid, vent. Le chemin en France ressemble  à une randonnée classique, pas de fléchages spécifiques. Quelques sites me rappellent  que je suis sur le camino, Vézelay, Nevers, Ostabat, point de convergence des trois chemins français, celui de Paris, Vézelay et Le Puy.
St jean Pied de Port, point de départ vers l'Espagne par Roncevaux, Pampelone puis Puente la Reina où je retrouve le chemin de Arles. Arrivé en Espagne là  commence vraiment le camino , un parcours très bien fléché, des refuges (Albergues) tous les cinq kilomètres environ, des restaurants qui affichent des menus "Pélégrino" à prix bas mais copieux et de bonne qualité.
A partir de l'Espagne, plus on approche du but, plus on se pose de questions sur la raison qui met tant de monde sur ce chemin. Des questions qui resteront pour la 
plupart sans réponses. Les raisons religieuses ne représentent pas plus de 30% des randonneurs, certains le font pour faire un break dans leurs vies, ou des raisons sportives, d'autres sans but précis (le chemin redevient à la mode) mais tous sont interpellés par l'ambiance ressentie. Un dicton dit : "Tu pars randonneur, Tu rentres pèlerin". 




Départ de Reims














Vézelay 




Balisage du camino dans Vézelay





Départ de Vézelay









Apremont-sur-Allier




Eguzon





Brantôme, BPF de Dordogne, c'est là, sur cette promenade, que je rencontre un étudiant parisien qui marche vers Compostelle, parti de Paris, à pied, il est arrivé à Brantôme sans bourse délier, il a vécu sur le dos des habitants des lieux traversés, gite et couvert inclus, il espère rejoindre Compostelle de la même manière, en comptant sur la générosité des gens rencontrés.











Départ de Brantôme dans la brume, le matin de très bonne heure.




Montbazillac


Un soir, à l'étape


Pauvres arbres, rien pour les protéger des voitures !!
Mais quelle belle route !! 



Bazas




Rencontre avec un pélerin Normand dans les Landes
Le chemin se fait, soit  à pied, à vélo, à cheval.



Auberge où je fais étape avant Roquefort




La Bastide d'Armagnac





Passage par la Chapelle des Cyclistes



Village du Gers







Ostabat, stèle de Gibraltar





St Jean Pied de Port





St Jean Pied de Port, Porte de France.





Roncevaux




Refuge de Roncevaux





Premier paysage Espagnol








Puente la Reina (Pont de la Reine)


Le pont des pèlerins, il enjambe le Rio Arga, un affluant de l'Ebre. Avec ses six arches, il a conservé son aspect d'origine.


Les Albergues.


Albergues, également appelés "refugios", sont les auberges de pèlerins qui se trouvent tous les 5+10 km le long du camino. Ils sont une excellente ressource, d'abord parce qu'ils font randonnée dans des conditions plus facile. Sur le chemin, le randonneur n'a pas besoin de porter une tente, matériel de cuisine, seul un sac de couchage suffit.

Les Albergues permettent de faire des connaissances, de rencontrer d'autres pèlerins. Les dortoirs ne sont pas toujours calmes, ils peuvent recevoir de 20 à plus de 100 personnes, les marcheurs partent vers cinq heures du matin, la chaleur et les odeurs peuvent être suffocantes, pour ma part je dormais une nuit sur trois dans un Albergue privé avec chambre individuelle afin de récupérer de nuits bruyantes.

Il existe deux sortes d'Albergues, publics et privés, les publics ont tendance à être moins chers et plus fréquentés par les pèlerins sur le chemin, pour profiter de ces hébergements il faut posséder la "crédenciale".

Attention toutefois, les piétons sont prioritaires sur les cyclistes, prévoyez de ne pas arriver tard au refuge.




Intérieur d'un refuge sur le camino, celui de Puente la Reina, celui-ci se trouve à l'extérieur de la ville, extérieurement il ressemble à un poulailler industriel, mais il est très propre et confortable.

Refuge se dit Albergue en Espagnol









Monastère, nombreux sur le Camino 






Pèlerins sur le camino



Plaine céréalière Espagnole



Maisons troglodytes dans un village


Et oui ! encore 514 km



Couvent de St Antoine, la route traverse les ruines



St Antoine et son cochon


Castrojeriz, sur la colline, son château


Canal d'irrigation en Castille


Albergue (refuge) privé sur le chemin, un endroit très calme.


Nombreuses statues de pèlerins rencontrées sur le chemin







Cigognes



Statue à l'entrée de Carrion de los Condé


Balisage du camino, 
Ci-dessus ancienne borne,
Ci-dessous nouveau balisage,



 Cathédrale gothique de Léon





Casa de Los Botines  architecte Gaudi









Un moment de détente à une terrasse


Chemin de Compostelle, piétons et vélos côte à côte


 Cruz de Ferro  (croix de fer) 






Ermitage de Santiago, à côté de le Cruz de Ferro.


En 1982, une chapelle dédiée à l'apôtre Jacques fut érigée à côté de la Cruz de Ferro. Depuis quelques années, le Centro Gallego de Pontferrada y célèbre le 25 juillet une cérémonie.



Pèlerinage 5 étoiles, route facile pour les vélos


Refuge Cruz de Ferro









O Cebreiro, la Galice pays des Celtes Espagnols.













Pays Celte Espagnol (la Galice)






Parti de bon matin, le sommet du col dans la purée de pois.



Pélerin sur le camino



Samos (couvent) 



Les pèlerins à pied montent l'escalier, les vélos la côte!



Repos en terrasse





Proche de l'arrivée, une dernière borne de fléchage








Arrivée des piétons à Santiago


Arrivée des cyclistes par une route pénétrante très fréquentée.


Montée vers notre Albergue


Refuge pour pélerins environ 600 places (ancien séminaire)






Châsse contenant les reliques de St Jacques




Hôtel de la cathédrale de Santiago


 Messe des pèlerins

Tu pars randonneur, tu rentres pèlerin.



Sortie de la messe des pélerins






Etudiant allemand, parti pour un mois après la fin de ses études, son retour se fait cinq ans après, il a effectué un tour du monde à pied, dans sa remorque tous ses bagages.



Statue de St Jacques


Avec un pélerin cycliste (de Metz) rencontré sur le chemin à plusieurs étapes




Guides donnant des renseignements utiles

- Miam-miam - do-do pour les hébergements.
- Galimart pour le parcours touristique

Adresses de sites donnant de précieux conseils.



- Cycloclub St Jacques de Compostelle
- http://www.st-jacques@skynet.be
- Association Belge des Amis de St. Jacques de Compostelle
- Service Librairie
- Marie-Madeleine et Léon Gilson
- Chemin de Champion 32
- B6900 Marche de Famenne

- Office Espagnol du Tourisme
- http://www.spain.info

- http://www.espagne.infotourisme.com
- http://www.chemin-compostelle.fr
- http://www.compostelle.asso.fr
- http://www.amis-saint-jacques-de-compostelle.asso.fr

Livres intéressants à consulter



- Immortelle randonnée Jean-Christophe Rufin
- En avant, route !  Alix de Saint André
- Le pélerin de Compostelle Paulo Coehlo