lundi 15 septembre 2008

Mer - Montagne // Dunkerque - Col du Donon


Dunkerque - Col du Donon

19 au 23 avril 2008




Ce premier brevet mer-montagne organisé au sein du Cyclo Club Rémois, débute par un rassemblement sur le parvis de la basilique St Remi, lieu habituel de regroupement pour les départs de nos randonnées et déplacements.





Le départ de Reims pour Dunkerque s'effectue dans le courant de la matinée, le départ réel est pour le lendemain, de l'hôtel, au bord de mer. 




Dunkerque l'Hôtel de Ville














Première étape : Dunkerque - Valenciennes, passage obligé par Bergues, (BPF) le film les ch'tis à rendu célèbre cette région du Nord.




Bergues, son beffroid.


























La pluie nous accompagne toute la journée, avec plus où moins de force, le vent se montre lui aussi, il ne veut pas rester en reste. Il souffle de face et nous accompagnera pendant tout notre périple, parfois avec force, nous nous en accommoderons.




Parterre de fleurs dans la montée du Mont des Cats (BPF 59)


Le repas du midi nous regroupe dans un café de village, qui nous accepte malgré nos vêtements trempés, l'après-midi nous conduit à Valenciennes, terme de notre étape. Etape longue de 150Km.



Deuxième étape, Valenciennes - Sedan, le départ sous un pâle soleil, qui est le bien venu, vent de face assez fort. Trélon BPF du Nord, passage obligé afin d'obtenir le fameux tampon.


Kiosque de Trélon



Repas de midi à Trélon, puis nous reprenons la route, toujours vent de face. Hirson, nous sommes dans le département des Ardennes, cela devient plus accidenté, le peloton commence à souffrir. Nous effleurons Charleville, la route pour Sedan devient un toobogan avec de bons pourcentages. 

Au passage à Pont à Bar, une surprise, les épouses de plusieurs cyclos sont là, elles encouragent leurs champions, nous partagerons le repas du soir avec elles.




Sedan, arrivé de l'étape, 170 Km, vent de face, dur !! dur !!  




Repas du soir !! Robert est inquiet du contenu des assiettes, cette étape ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Pas d'accueil, service déplorable, repas médiocre, la plus mauvaise étape.


Troisième étape, Sedan - Pont à Mousson. Traversée de l'Argonne, pays de Jocelyne, la seule féminine du groupe, bravo !!!




Après l'Argonne, la Meuse, ses champs de bataille (14-18) nous passons au nord de Verdun. 

Repas du midi à Etain






Nous repartons pour une arrivée à Pont à Mousson en fin d'après-midi. Passage par Hattonchâtel, BPF, que nous pointerons après une sévère grimpette.


Hattonchâtel, son château.



La route pour Pont à Mousson, un final éprouvant pour tous, une route en montagne russe, la vue de notre hôtel sera accueillie par un cri du coeur, enfin !!!

Une étape de 168 Km avec un bon dénivelé.




Quatrième étape, Pont à Mousson - Abreschviller. 

Passage par Marsal, Village BPF,



Sur notre route nous ferons une visite chez une cousine d'un membre de notre groupe, MIMI, pour ne pas le citer, à Réchicourt le Château 


Photo de groupe chez la cousine 



Abreschviller, une étape courte, les organismes récupèrent, le sourire revient, les visages s'illuminent, la route est sèche, le vent faiblit, le bonheur !!





Abreschviller, une très bonne étape, un excellent hôtel, un très bon repas, un lieu d'étape à conseiller. Hôtel des Cicognes.









Dernière étape, Abreschviller - Col du Donon - Abreschviller.
Une étape de seulement 50 Km, étape qui devait être le clou du brevet, mais voilà, un parcours dans le brouillard, une purée de pois, le col dans la mélasse, une photo, une boisson chaude, pour certains un casse-croûte pantagruelique.




Après une descente toujours dans la mélasse, l'arrivée à Abreschviller se fait par temps clair. Nous rechargeons les vélos, après une douche réparatrice, comme toutes les bonnes choses ont une fin, départ pour un retour dans nos pénates, à Reims.




Départ c'est fini !!!!




Brevet effectué en cinq jours, déplacements inclus ; Trois grosses étapes d'une moyenne d'environ 150 à 170 Km, les longueurs d'étapes sont dictées par les hébergements, pas toujours faciles à trouver pour un groupe.
Une belle réussite pour une première, les conditions climatiques n'ont pas toujours été favorables, pluie, vent, froid, le quotidien du cyclo.

                                                       Joël  Greffier
                                                       Récit fait en janvier 2010























vendredi 29 février 2008

Maillot de Club





Mon maillot, comme il est trop beau !!!

        T'as vu mon maillot !! il est beau, hein !! t'as vu les couleurs !! celles de mon club, tous les dimanches, et même la semaine, à chaque sortie, je le montre.

        J'en suis fier, très fier, je te raconte pas, les sorties club, le dimanche matin, on enfume tout le monde, on fait les sprints pour les pancartes, à l'entrée des village, dans les villages on frime.

        Sur la route, en peloton, nous occupons toute la largeur de la route, les voitures nous klaxonnent, nous leur répondons par un bras d'honneur ou un doigt, on rigole bien, il est trop beau mon maillot.

        C'est celui de mon club, en rentrant chez moi je le lave personnellement, pas touche à mon maillot !! il est trop beau.

        Mais l'autre nuit, j'ai fait un drôle de rêve, mon maillot me parle ? je rêve ? Mais quel rêve, moi qui suis fier de lui, et de ses couleurs, il me fait des reproches. 

        L'ingrat, tu grille les feux rouges, les stops, tu roule à plusieurs de front, qu'il me dit, (l'ingrat), tu te comporte comme un hooligan, un supporter de foot !! (suprême injure !!)

        Il me fait des reproches, alors, je lui demande ce qu'il a, à tant me reprocher, il m'a dit des choses qui m'ont fait réfléchir, longtemps, j'y pense encore.

        Il me dit qu'il n'est pas fier de moi, que mon comportement le déshonore, lui fait honte, qu'il préfère rester sur son cintre, seul, dans son placard, pour ne pas voir mon comportement sur la route.

        Il me rappelle l'éthique du parfais cyclotouriste, et là, je me réveille, ce n'est qu'un rêve, mais quel rêve !!

        Et s'il avait raison ? c"est sûr, c'est lui qui a raison, le maillot, ses couleurs, l'emblème du club.

        Réfléchissons à notre comportement, sur la route, ce n'est pas nous que les automobilistes regardent, ce sont les couleurs du club, et là, quel dégât pour sa renommée, pour notre crédibilité.

        Méditons ce rêve, pensons à l'avenir de notre sport favori, respectons les autres, ils nous respecterons, mais surtout respectons nous !!!

                                                                                   Joël Greffier   
                                                                                   2008 / 02 / 29

        



dimanche 21 janvier 2007

Thonon-Antibes Randonnée Alpine

L’ALPINE : THONON-ANTIBES




Tout l’hiver, je trace les cartes, je consulte le parcours fourni par Georges Rossini, je consulte diverses documentations, je lis et relis plusieurs récits publiés sur des sites du web par des randonneurs ayant effectué cette rando.

Le départ est fixé au 30 juin 2007. Reims Thonon se fait par le train, pas de problème pour le vélo, la SNCF prévoit des compartiments vélos non démontés dans les TER et certains TGV. Après avoir rêvé sur les cartes, me voilà dans le concret. La météo est favorable pour la première étape mais pessimiste pour la suite.

La 1ère étape me conduit de Thonon à Taninges, la montée sur Sommand (col de la Ramaz) est sérieuse, de gros pourcentages. Le Praz de Lys, pointage du BPF, la descente ne me réchauffe pas, un vent froid souffle de face, à Taninges je fais un aller retour à Sixt pour pointer le BPF, ( la tamponnite, maladie aiguë du cyclo) étape à Taninges.

Le départ est sous un soleil froid, Salanches, détour par Argentière, (BPF) étape au Fayet, un gros orage éclate le soir, de la pluie toute la nuit, je quitte l’hôtel sous la pluie, direction Combloux, Megève toujours sous la pluie, Notre Dame de Bellecombe, montée vers le col des Saisies sous une pluie froide, je fais étape à Beaufort, trempé par la pluie ou la sueur sous le gortex, le résultat est le même, trop chaud dans les montées et froid dans les descentes.

Le lendemain matin départ dans le froid, jusqu’au sommet du Cormet de Roselend il fait froid malgré la montée, la pluie commence au col de Meraillet mais cela ne dure pas, descente sur Bourg St Maurice sous un ciel nuageux et un vent de face froid, dans la monté vers Ste Foy Tarentaise, la pluie recommence à tomber dru, elle est toujours froide, le moral tombe, je fais étape à Ste Foy, demain sera un autre jour, peut être le soleil.

Une bonne nuit, départ dans les nuages bas, brouillard, petite pluie, direction Val d’Isère, la montée se fait toujours dans le froid, arrivée à Val d’Isère mouillé, frigorifié, je prends des renseignements sur l’état du col de L’Iseran, montée déconseillée aux vélos, il neige à 2000 mètres, la route est blanche, de 10 à 20 cm de neige fraîche sont tombés sur le col, la DDE essaie de garder le col ouvert pour les voitures, étape forcée à Val, arrêt à 11h 30, je passe la nuit dans le même hôtel que l’équipe de France de ski qui elle aussi est en chômage technique. (la plus petite étape, 21 km)

Col de l’Iseran, départ sous un soleil pâle, vent froid, je suis habillé comme en hiver, sur-chaussures, jambières, veste thermique, gants longs, je croise une voiture de gendarmerie qui m’informe de l’état de la montée, la DDE déneige la route, un vent violent souffle au col, des congères dans la descente, de quoi démoraliser un régiment, mais le temps de la montée cela doit s’arranger, au sommet la route est blanche, le vent souffle en tempête, la température est basse, le brouillard est épais, une vraie purée de pois, je pointe au refuge, pas de boissons chaudes, une panne électrique ne permet pas de faire fonctionner le matériel, je prends une photo pour les souvenirs, le résultat ne sera pas fameux, descente sur Bonneval, après un lacet le vent se calme mais reste toujours très froid, le brouillard disparaît, les congères sont dégagées, merci la DDE.

La descente est fatigante, j’ai les mains engourdies par le froid, malgré les gants, le freinage est difficile, dans la descente je croise des inconscients qui gravissent le col sans vêtements chauds pour la descente, à la vue de mon équipement vestimentaire certains font demi-tour, la sagesse semble l’emporter. Bonneval, une boisson chaude est la bienvenue, l’étape se fait à Lanslevillard, le vent froid souffle toujours, le soleil est là, mais le vent est toujours froid.

Le col du mont Cenis s’effectue dans le brouillard, sous une pluie fine et froide, il ne faut pas changer les habitudes, le beau temps ne sera pas le compagnon de cette rando, pointage au refuge du col, dans la descente sur l’Italie le brouillard et la pluie disparaissent, mais et remplacé par un fort vent de face qui m’oblige à pédaler pour avoir une vitesse correcte, cela me permet de ne pas avoir trop froid, la perte d’altitude augmente la température qui devient chaude à Suse, renseignement pris à l’office du tourisme qui me déconseille la route des crêtes, brouillard, pluie, neige la veille, la route militaire n’est pas sécurisée, montée sur Sestrières par Césana, la route n’est pas trop fréquentée, la circulation se fait par l’autoroute, étape à Césana après un aller retour pour le pointage de Sestrières, pas de pluie depuis le col du Mt Cenis, enfin.

Le départ se fait enfin sous le soleil, direction Montgenèvre, j’utilise la chasuble plus l’éclairage à piles pour la traversée des tunnels, certains font les 500m, même s’ils sont éclairés, cela ne rassure pas, la montée est longue mais pas trop dure, repas de midi à Montgenèvre, puis descente sur Briançon, changement des patins de freins chez le vélociste local, puis montée vers l’Izoard dans la chaleur, le vent est faible et chaud, cela surprend, je fais étape à Cervières, un petit hôtel au confort spartiate, mais une vue sur la vallée qui ne peut que satisfaire les touristes les plus blasés.

Au refuge Napoléon, pointage, au sommet une photo, puis direction la casse déserte, la stèle Fausto Coppi associé à Louison Bobet, la descente finale s’effectue sans problèmes, toujours le vent de face, arrivée en bas, virage à gauche, direction le Queyras pour le BPF de St Véran. La montée vers St Véran se fait sans problème, pointage de la carte au village situé à 2000 mètres d’altitude. Je fais étape à Ville-Vieille, je pose les bagages à l’hôtel. De gros nuages noirs arrivent, l’orage pointe lui aussi. Il pleut une bonne partie de la nuit.

Départ sous une petite pluie froide pour ne pas changer les habitudes, la descente vers Guillestre se fait humide, la montée du col de Vars sous la pluie, dans le vent froid, une boisson chaude en haut, descente sous la pluie, Jausiers repas du midi, il pleut toujours, j’ai froid, ras le bol, je décide de passer par le col de la Cayolle, plus bas que la Bonette de 400 mètres, donc étape à Barcelonnette. Le soir dans l’hôtel je rencontre deux belges qui ont participé au 50 ème Brevet de la Montagne de Reims.

Départ de Barcelonnette sous le soleil, montée vers le col de la Cayolle, 2326m, 30km d’ascension, par les gorges du Bachelard, puis la vallée s’élargit, la montée de la Cayolle vaut le détour, pointage du BPF au refuge, puis je bascule au sommet, là je rencontre un cycliste en vélo couché qui fait la route des grandes Alpes, descente froide vers Guillaumes, en bas montée vers Valberg étape à Péone.

Une bonne nuit dans un hôtel agréable, tenu par un hôtelier cycliste, le matin montée tranquille sur Valberg, puis direction Beuil, contrôle, puis descente dans les gorges du Cians, des gorges magnifique, étroites, j’utilise au maxi l’ancienne route au détriment des tunnels, mais la descente est froide, les gorges, faciles à descendre mais une route qui doit être usante à remonter.

Puget-Thénier, le repas du midi pris dans un restaurant au bord de la voie Nice Digne, puis le col de St Raphaël, la Clue du Riolan, Sigale la Clue d’Aiglun, étape à Aiglun dans un refuge, Aiglun village de 20 habitants dans un site à voir et revoir.

Je quitte Aiglun sous le soleil, dans la clue je suis à l’abri du vent, je passe le col de Pinpinier, le col de Bleine (1438m) puis un détour par Gréolière pour le BPF, le col de la Sine, le col de Ferrier, puis une descente en lacets tout schuss sur St Vallier de Thiey sur la route Napoléon, étape dans un très bon hôtel.

Fini la route tranquille, la route Napoléon est fréquentée en ce début de vacances, le col du Pilon, puis la descente vers Grasse, enfin Antibes terme de la rando, arrivée sous le soleil, mais avec un vent frais, presque froid.
Une rando effectuée dans de mauvaises conditions atmosphériques, vent moyen à fort, froid, pluie, neige, température basse pour la saison, mais une belle partie de manivelles, (870km).


Joel Greffier 30 juin / 13 juillet 200